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COMMUNIQUE DE PRESSE

Loi de santé publique : l'UFC-Que Choisir demande à Philippe Douste-Blazy de faire passer les enjeux de santé publique avant les intérêts économiques de l'agroalimentaire !
- 7 avril 2004 -

 

Tous les avis scientifiques convergent sur les dangers d'un excès de sel sur la santé (AFSSA, Académie de médecine, OMS, etc.). Pourtant Jean Michel Dubernard, rapporteur du projet de loi de santé publique à l'Assemblée nationale, a demandé sur la base d'un argumentaire aberrant le retrait de l'amendement sur le sel adopté par le Sénat.

1. Dans un contexte où les maladies cardio-vasculaires sont la première cause de mortalité en France, l'UFC-Que Choisir demande qu'un principe visant à réduire les teneurs en sel dans l'alimentation soit inscrit dans la loi de santé publique.

Les incitations à la consommation de produits déséquilibrés s'exercent de façon violente sur l'enfant notamment à travers la publicité télévisuelle : 70% des publicités alimentaires ciblant les enfants concernent des produits gras et sucrés. L'impact de ces publicités sur les comportements alimentaires des enfants est désormais prouvé. Suivons avec courage l'exemple du Québec et de la Suède.

2. Dans un contexte d'augmentation du surpoids et de l'obésité actuellement estimés à 16% pour les enfants en âge scolaire, l'UFC-Que Choisir demande l'interdiction de la publicité télévisuelle ciblant les enfants.

Les incitations à la consommation de produits déséquilibrés sont trop fortes en milieu scolaire alors que l'école devrait jouer un rôle majeur en matière d'éducation nutritionnelle. Mettons fin aux mauvaises habitudes alimentaires dès le plus jeune âge.

3. Parce que l'enfance et l'adolescence sont des étapes déterminantes pour l'acquisition de comportements alimentaires favorables à la santé, l'UFC-Que Choisir demande l'interdiction des distributeurs automatiques de confiseries et de sodas dans les écoles.

Monsieur le Ministre de la santé : la santé d'abord !